C'est un sujet dont on parle peu en immobilier, et pourtant il touche directement la santé des occupants d'une maison : le radon. Invisible, inodore, sans goût. Impossible à détecter sans un test. Et contrairement à bien des inquiétudes de propriétaires, celle-ci se vérifie facilement et se corrige bien.
C'est quoi, le radon?
Le radon est un gaz radioactif d'origine naturelle, produit par la désintégration de l'uranium présent dans le sol et la roche. À l'extérieur, il se dilue et ne pose aucun problème. Le hic : il peut s'infiltrer dans les bâtiments par les fissures des fondations, les drains et les vides sanitaires, puis s'accumuler, surtout au sous-sol et durant la saison de chauffage, quand la maison est fermée.
Pourquoi c'est sérieux : selon Santé Canada, l'exposition prolongée au radon est la deuxième cause de cancer du poumon après le tabagisme. La ligne directrice canadienne recommande d'agir lorsque la concentration moyenne annuelle dépasse 200 becquerels par mètre cube (Bq/m³).
Comment savoir? En testant : c'est simple et peu coûteux
- Le bon test : un dosimètre à long terme, laissé en place au moins trois mois, idéalement pendant la saison de chauffage (l'hiver donne le portrait le plus fidèle).
- Le coût : quelques dizaines de dollars pour un dosimètre certifié. C'est probablement le test de santé résidentielle le moins cher qui existe.
- Important : le taux de radon varie d'une maison à l'autre, même entre voisins immédiats. Le résultat du voisin ne dit rien du vôtre.
Et si le résultat est élevé?
Bonne nouvelle : ça se corrige. La technique la plus courante, la dépressurisation active sous la dalle, est installée par des entrepreneurs certifiés en atténuation du radon et réduit généralement les concentrations de façon spectaculaire. Cherchez un professionnel certifié par le programme canadien de compétence sur le radon (PNCR-C).
Le lien avec votre transaction immobilière
De plus en plus d'acheteurs s'informent sur le radon, et c'est une excellente habitude. Côté vendeur, avoir un test récent en main (et, le cas échéant, un système d'atténuation installé) est un bel argument de transparence qui rassure et évite les négociations de dernière minute. Côté acheteur, rien n'empêche de prévoir un test après l'achat : c'est un geste de santé, pas une raison de paniquer.
Vous préparez une vente et vous vous demandez quoi vérifier avant la mise en marché? Voici comment je prépare mes vendeurs : les bonnes vérifications au bon moment, sans stress inutile.
