Pourquoi l'automne est un bon moment pour vendre

Pourquoi l'automne est un bon moment pour vendre

Chaque année, vers la fin juillet, je reçois sensiblement le même appel. Une propriété est en vente depuis trois semaines, il y a eu deux ou trois visites, et le vendeur commence à se demander si son prix est trop haut. Neuf fois sur dix, ce n'est pas le prix. C'est le calendrier.

L'été n'est pas un mauvais marché, c'est un marché distrait

Au Québec, juillet est un mois à part. Les vacances de la construction vident les bureaux pendant deux semaines, les familles sont au chalet, en camping ou sur la route, et les acheteurs restés en ville ont souvent la tête ailleurs. Les visites se reportent, les décisions prennent plus de temps, et les professionnels dont vous avez besoin (inspecteurs, notaires, prêteurs) travaillent avec des équipes réduites. Un dossier qui roulerait en dix jours au printemps peut en prendre vingt en juillet.

Ça ne veut pas dire qu'on ne vend pas l'été. Les acheteurs qui visitent en pleine canicule sont même souvent parmi les plus sérieux : ils ne sont pas là par curiosité. Mais ils sont moins nombreux, et une propriété qui accumule les jours sur le marché finit par envoyer un mauvais signal, même sans raison valable.

Ce qui change à l'automne

Autour de la fête du Travail, le marché se réveille d'un coup. Et cette reprise a plusieurs choses pour elle.

  • Les acheteurs du printemps sont encore là. Ceux qui ont cherché de mars à juin sans rien trouver n'ont pas abandonné. Ils ont plusieurs mois de recherche derrière eux, ils connaissent les prix du secteur, et ils sont capables de décider vite.
  • Il y a moins de concurrence. Beaucoup de vendeurs visent le printemps. À l'automne, il entre moins de nouvelles inscriptions, et la vôtre se démarque au lieu de se noyer dans la liste.
  • Les curieux ont disparu. Personne ne visite des maisons un mardi soir de la fin octobre pour le plaisir. Vous recevez moins de visites, mais chacune compte davantage.
  • L'échéance est réelle. S'installer avant les Fêtes, ou simplement avant la première neige, crée une urgence naturelle que ni le printemps ni l'été ne produisent.
  • La maison se montre sous son vrai jour. La lumière d'automne est belle en photo, et l'acheteur voit ce que la neige cache : la toiture, les gouttières, l'égouttement du terrain, l'état des fenêtres. Une propriété bien entretenue n'a rien à perdre à ça, au contraire.

Je vais être franc : l'automne a ses limites

La fenêtre est bonne, mais elle est courte. Elle s'ouvre vers la rentrée et se referme progressivement à partir de la mi-novembre. Après, on entre dans le marché d'hiver, qui a ses propres règles et qui mérite son propre texte.

Il y a aussi trois irritants bien concrets :

  • Les journées raccourcissent. À la fin octobre, il fait sombre à 17 h. Les visites de semaine se font à la noirceur, et vos photos extérieures doivent être prises tôt dans la saison, pas la veille de la mise en vente.
  • Le terrain demande de l'entretien. Feuilles mortes, plates-bandes fanées, mobilier de patio à moitié rangé : ça se ramasse chaque semaine tant que la propriété est visitée.
  • Il faut être prêt à partir. Si vous n'êtes pas en mesure de déménager avant les Fêtes, l'urgence qui joue en votre faveur peut se retourner contre vous à la table de négociation.

Si vous visez l'automne, la préparation se fait maintenant

C'est le vrai message de ce texte : mettre en vente en septembre, ça se décide en août.

  • Faites vos photos pendant que le terrain est vert. Une belle photo prise en août reste juste toute la saison.
  • Réglez les petits travaux visibles. Ce sont eux qui font douter en visite, rarement les gros.
  • Sortez vos documents. Déclaration du vendeur, factures de rénovations, certificat de localisation. Un dossier complet évite les délais au moment précis où tout doit aller vite. Si vous ne savez pas si le vôtre est encore valable, j'ai écrit un texte là-dessus.
  • Sachez votre prix avant d'y être. Le bon prix dès le premier jour vaut mieux que trois baisses successives en octobre. Si le déroulement d'une vente ne vous est pas familier, j'explique les étapes ici.

Si vous pensez à l'automne, c'est maintenant qu'on en parle. Je peux vous donner une évaluation de la valeur marchande de votre propriété, sans engagement, et on regarde ensemble si votre fenêtre est septembre, novembre ou le printemps prochain. Parce que parfois, la bonne réponse est d'attendre, et je vous le dirai.

Gabriel Marois, courtier immobilier résidentiel
Gabriel Marois Courtier immobilier résidentiel, RE/MAX Horizon — Québec, Lévis et les environs.

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